mercredi 26 avril 2017

Trousse pour outils Pergamano

 Bonjour,

En début d'année, j'ai commencé l'apprentissage de la technique de la dentelle en papier appelée aussi Pergamano ou Art du Parchemin (voir ici pour plus de détails). 
Il faut apprendre à maîtriser ces cinq principales techniques : le traçage, le ciselage, le pointillage, le dorsage et le perforage.
Pour ce faire, des outils spécifiques sont nécessaires. 
Comme cela représente un coût non négligeable, il faut mieux en prendre soin.
Pour le rangement, j'ai donc décidé de coudre une trousse sur mesure avec la possibilité d'y ranger 15 outils au total.
J'ai utilisé un reste de tissu en coton épais orné de petits chevaux de Dala que ma fille m'avait ramené de Suède. J'adore ces motifs ! J'ai doublé l'intérieur d'un tissu en coton orange plus fin, pour rester dans la tradition. 

La trousse ouverte mesure environ 75 cm x 25 cm.
Mes outils Pergamano bien rangés et bien protégés.
J'ai ajouté un rabat pour que les outils ne tombent pas de la trousse une fois rangés dans mon sac.
J'ai mis une poche sur le côté avec un zip pour y ranger gomme, ciseaux, décimètre ou tout autre accessoire dont j'aurai besoin.
La trousse se plie en deux dimensions : ici, elle fait 17 cm x 25 cm. J'ai utilisé ma pince Kam pour la fermeture en optant pour 2 boutons "pression" rouges. 

L'épaisseur fait environ 2.5 cm une fois pliée .

Cette fois, la trousse pliée mesure 12 cm x 25 cm. J'ai rajouté 2 boutons "pression" noirs qui se confondent avec le tissu.
Pour une épaisseur de 5 cm cette fois.


Un peu d'histoire maintenant ...

Résultat de recherche d'images pour "peits chevaux de Suède"
Le cheval de Dalécarlie

Quand on se promène dans les rues de Stockholm et particulièrement dans celles de Gamla Stan (la vieille ville), les petits chevaux de bois peints prolifèrent dans les vitrines.
De toutes les couleurs et sur de nombreux objets, ils sont devenus un symbole  de l'art traditionnel de la Suède ; la couleur rouge-orange étant la plus célèbre car elle apporterait (paraît-il !!!), l'inspiration, le bonheur et le succès.

Leur origine remonterait au 18ème siècle : les bûcherons sculptaient des petits objets dont ces petits chevaux dans des chutes de bois au coin du feu après leur travail qu'ils ramenaient à leurs enfants de retour à la maison, après de longs moments passés seuls dans les grandes forêts. 

Le cheval étant le symbole de la force et de la richesse pour qui en possédait un à l'époque.
C'est dans la région de Dalécarlie, à la fin du  Moyen Age que la tradition de colorer les maisons de bois avec une peinture locale, le rouge de Falun, vit le jour. La tradition de peindre les murs de jolis décors fît que l'on orna plus tard, les petits chevaux de ces mêmes motifs.
Pour un peu plus de détails, allez voir par ici !






mardi 11 avril 2017

Sac à tarte fleuri ...



Bonjour,

Avec le retour des beaux jours, le temps des tartes (aux fruits frais, au thon, et à tout ce que vous aimez...) que l'on aime partager est revenu ! 
Alors quoi de plus pratique que ce sac à tarte pour les transporter dans leur moule lors d'un pique-nique, d'une invitation chez les copains ... 
J'en ai déjà fait plusieurs pour les offrir car cela à toujours du succès. 
J'ai même posté un article avec un tuto pour celles que cela intéresse (voir par ici).
Ce nouveau sac à tarte me permet de participer au défi de La tête dans les étoiles qui avait pour thème cette fois : "Couture fleurie".
Je pense que je vais le garder pour moi cette fois !!! 

J'ai utilisé un tissu en coton fleuri dans les tons mauves ainsi que du simili cuir violet clair pour l'intérieur. Cela donne une belle tenue au sac.
Le fond du sac.




J'ai fait le sac pour un moule à tarte de 28 cm de diamètre qui est celui que j'utilise le plus mais bien évidemment en modifiant les mesures on peut faire des sacs adaptés à toutes sortes de moules.


Et pour terminer cet article en beauté, voici encore des fleurs ! 


Centre de table printanier composé uniquement avec des fleurs du jardin pour un déjeuner en famille tout en couleurs éclatantes.



Mon lilas tellement odorant est déjà bien fleuri ! J'adore l'odeur qu'il répand dans la pièce où il se trouve !


Orchidée sauvage rencontrée hier lors de notre balade à St Léonard des bois dans les Alpes Mancelles. Bien cachée dans la verdure, il fallait la trouver pour admirer sa beauté contrairement à ces jacinthes sauvages qui envahissent les talus escarpés et qui embaument l'air printanier ! Un vrai bonheur !
Arbre en fleurs blanches immaculées au détour d'une petite rue à Malicorne.


mardi 4 avril 2017

Malicorne




Bonjour,

A l'occasion des "Journées Européennes des métiers d'Art" le petit village de Malicorne sur Sarthe a fait la part belle à ces savoir faire d'exception en invitant une cinquantaine de professionnels dimanche dernier.
Ceux-ci étaient répartis sur 10 lieux dans la petite cité avec des ateliers ouverts à la visite, des démonstrations, des ateliers d'initiation pour participer en famille, des accès libres aux collections permanentes et aux expositions dans le Musée de la faïence et de la céramique et autres poteries.

Malicorne est réputée depuis plusieurs siècles pour sa tradition faïencière. 



Hommage du Musée à l'un de ses potiers emblématiques.

Que l'on aime ou pas, on ne peut qu'admirer ce bestiaire avec ses modèles anciens et ceux plus modernes comme les petites oies à gauche de l'image.
 
Modèles ajourés typiques du style Malicorne, déclinés ici en rose. .
Magnifiques pots d'apothicaires.
Ustensiles raffinés pour la toilette dans un style ancien.
Vases et corbeille dans un style résolument plus actuel !



Superbe épi de faîtage réalisé de nos jours dans la pure tradition rendant hommage à tous les métiers de la terre. 
Il était destiné à protéger le poinçon de la charpente dépassant parfois de la toiture pour faire l'étanchéité de la toiture. En fonction de ce qu'ils protègent, les épis de faîtage en terre cuite sont composés de plusieurs éléments emboîtés, assemblés autour d'un axe en fer servant d'armature. 
Outre son côté utile, ce prodigieux objet, uniquement réalisé à la demande, était un symbole indiscutable de prospérité.

Après les ateliers des potiers, voici le moulin accueillant plusieurs artisans dont ce groupe de jeunes brodeurs sur fil de fer qui a réalisé cette gigantesque broderie murale.



Petit aperçu des quelques superbes réalisations d'un sculpteur sur bois, d'une brodeuse, d'un tourneur sur bois, d'un vannier, d'un sculpteur sur chocolat et de bien d'autres encore, travaillant le métal, le verre ... rencontrés au détour d'une ruelle.












Une fois de plus, je n'ai pas pu résister à la tentation en achetant ces deux vide poches en forme de feuille dans un vert profond qui m'a tout de suite accroché l'oeil !!

Le clocher de la belle église du village apparaît entre les arbres en fleurs.
Le château du village et son majestueux portail entouré par des douves encore en eau.

Que de belles choses en ce dimanche printanier ensoleillé! 
Un ravissement pour les yeux  ! 

mercredi 29 mars 2017

Aumônière

Bonsoir,

Je viens juste de terminer ma broderie suisse pour en faire une aumônière. 
Qu'allais-je y mettre ?
Après avoir essayé mes bracelets, mes colliers, j'ai finalement opté pour mes montres !! 






Tout a commencé ainsi !
J'ai brodé les quatre coins d'un carré de tissu Vichy de 50 cm x 50 cm (chaque carreau fait 1 cm de côté).
J'ai utilisé du fil 
dégradé de couleur lin  DMC n° 4145.
Les points sont faciles :  point de suture carré, point de suture triangulaire, point Crocus et point Violette. Les points d'ancrage sont des double croix avec un fil simple.
Une fois les côtés brodés j'ai coupé un carré de 50 cm x 50 cm dans un morceau de lin qui me restait.
J'ai cousu un carré de molleton (là où il n'y a pas de broderie) pour rendre le fond plus épais.
J'ai mis les deux tissus endroit contre endroit puis j'ai cousu en laissant une ouverture sur l'un des quatre côtés pour retourner l'ouvrage. Cette ouverture est ensuite recousue à la main.

J'ai bien repassé puis j'ai replié les quatre coins pour former l'aumônière.
Avec le même fil de couleur lin, j'ai cousu à environ un centimètre du bord de chaque triangle pour faire une gouttière dans laquelle passera la cordelette bleue.

A bientôt !

vendredi 24 mars 2017

Centre de table


                                                                        Bonjour,
Le printemps est officiellement là depuis le 20 mars mais les températures plutôt fraîches du moment n'incitent pas à aller dehors !
Je me suis donc remise à la broderie, Suisse cette fois pour changer du Hardanger !

Un (tout petit) peu d'histoire !

 Aux 15ème et 16ème siècles, le prix du lin augmentant en Suisse, les brodeuses vont préférer de plus en plus le Grivat (tissu à carreaux) moins onéreux. Accompagnant leurs maîtresses en cures thermales, les brodeuses en profitent pour se fournir en tissus dans la ville de Vichy.
Elles brodèrent ainsi leurs tabliers en toile à carreaux.
 La broderie Suisse était née ! 
Plus tard la mode, s'est développée aux Etats Unis avec la production industrielle de tissus à carreaux en Virginie.
La version américaine de cette broderie est connue sous le nom de "Chicken scratch embroidery" (peut-être à cause du nom de leurs tissus à carreaux  appelés alors "pied-de-coq, pied-de-poule") ou encore de "Gingham embroidery". 
Les Suisses francophones eux l'appellent tout simplement "Broderie Suisse" !

Qu'est-ce que la broderie Suisse ? 

C'est une broderie toute simple (appartenant à la famille des points comptés) et de réalisation assez rapide qui s'exécute presque toujours sur de la toile de Vichy (en coton) pour donner l'impression d'une dentelle. 
Pour une réalisation parfaite, les carreaux doivent être exactement de même dimension (soit 3 mm, 5, 6  ou 10 mm de côté pour les plus grands).
 La plus facile à travailler est celle dont les carreaux font 5 mm de côté, donnant ainsi l'avantage de connaître rapidement les dimensions finales d'un ouvrage !
Pour broder, on utilise du coton perlé n°8 blanc ou de couleur si l'on veut coordonner les nombreux coloris de tissu Vichy.
On commence et on finit l'aiguillée (d'environ 60 à 70 cm de long) par un noeud de taille moyenne (afin qu'il ne traverse pas la toile) vu que l'on ne peut pas rentrer le fil de début et de fin sous l'ouvrage en raison de l'espacement des points.
On utilise généralement une aiguille à tapisserie à bout arrondi n°24 dont le chas est suffisamment large pour y passer le coton perlé.
Bien entendu, l'usage du tambour est indispensable car il permet d'assurer une tension régulière des fils et évite ainsi que la toile ne se resserre trop lors de la réalisation des sutures.

Quelque soit le coloris du tissu, la taille des carreaux, les points de broderie Suisse s'exécutent sur trois types de carreaux : les clairs, les foncés et les grisés (ceux de couleur intermédiaire). 
Il existe en gros deux types de points : les points de suture traditionnels et les points de suture floraux (il s'agit en fait de combinaisons de points de suture traditionnels auxquelles a été donné un nom de fleur ou de plante, comme ceux-ci : le point Crocus, Liseron, Pâquerette, Anémone, Pervenche, Dahlia, Violette, Pivoine, Eglantine, Lupin, Marguerite, Edelweiss ...)
Bien souvent, ils se réalisent en suture double, c'est à dire avec deux passages successifs de fil). 

Mon centre de table terminé : cela ne m'a pris que deux soirées pour le réaliser car il n'y a aucun point vraiment difficile.
 J'ai utilisé un torchon en Vichy aux carreaux de 1 cm x 1 cm. Pour un tel ouvrage, de si grands carreaux ne sont pas un problème !
J'ai brodé avec du coton perlé n°8, en vert dégradé.
Il ne me reste plus qu'à acheter du coton vert anis pour coudre ma nappe et l'insérer au milieu.
Le coeur central est fait de 2 points : le point de croix double (ou point du Diable) et le point de suture rond (voir modèle ci-dessous).





Le tour est bordé au point Liseron.




   

Deux fois la même réalisation mais sur des carreaux différents d'où un rendu complètement différent.

Bonne broderie !